Il ne suffit pas d’être le meilleur soi-même

Updated: Sep 15

Il ne suffit pas d’être la meilleure version de soi-même. Cela n’est peut-être même pas possible, mais il ne suffit pas non plus de s’efforcer à l’être. Car même quand tu auras réussi sur certains points comme : ton honnêteté, ta transparence, ta tolérance, ta patience, ta compréhension, et ton humilité, si tu vies en société, tu n’auras fait que 50% du chemin.


Quoi qu’on dise (et je suis bien d’accord) qu’on doit travailler sur soi-même puisqu’on ne peut pas changer les autres, je me rends bien compte que de travailler sur une posture morale limite exemplaire, n’empêchera personne d’autre de se comporter minablement avec toi. Car dans un rapport humain, que ça soit romantique, familial, professionnel ou autre, si on s’efforce pour assurer notre part, l’autre part restera toujours à la responsabilité de l’autre personne.

Et si tu fais de ton mieux, mais l’autre personne pas, bah c’est raté.

Je suis personnellement fatiguée de voir l’inégalité d’efforts qui défilent devant mes yeux dans les rapports humains, et je ne parle même pas de grands conflits et des injustices qui dessinent en partie l’histoire de notre humanité, je parle tout simplement de notre petit et simple entourage. La politesse versus l’impolitesse en milieu de travail, l’honnête versus la dissimulation dans une relation amoureuse, l’acceptation versus l’intolérance en milieu familiale, sont parmi plein d’exemples qui explicitent que : les personnes qui travaillent sur elles-mêmes et qui s’efforcent, pas théoriquement mais activement, à semer une existence plus positive et constructive dans ce monde, sont encore à la merci de la volonté de la personne en face, de faire ou ne pas faire sa part du chemin.


Donc même si on s’efforce, notre petit et simple entourage peut nous faire beaucoup du mal. Et ce mal me rend particulièrement triste, car ça serait un mal évitable, ou un mal moindre, si seulement l’effort trouvait sa source dans toutes les parties … et après, certes, on se tromperait encore, on se blesserait encore, et on apprendrait encore de nos erreurs, mais avec moins de cruauté, moins de traumas et beaucoup plus d’énergie constructive.


Merci pour l'écoute,

Sarah Poli

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