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Comment gérer le trop d'informations ? 7 Méthodes pour mieux s’informer

Updated: Apr 23

À la base, l’information est censée nous aider à mieux comprendre le monde, à mieux nous comprendre nous-mêmes et, par conséquent, à nous positionner dans ce monde. C’est pourquoi, il est fondamental de se demander :

Est-ce que on est en train de bien s’informer ?

À l’ère de l’infobésité, de l'engourdissement informatique et de la surcharge d'informations, je souhaite vous proposer ici des réflexions pour qu'on puisse continuer d’approfondir nos connaissances, malgré les réseaux et les applications qui nous entraînent à la vitesse superficielle des actualités et des tendances. Sortons donc de ce flot quotidien d'informations sensationnalistes, et prenons soin de la manière dont nous nous informons et nourrissons notre monde et nos esprits. C'est parti !


Homme confus par le flot d'informations

Être conscient.e de sa position passive ou active lors de l’accès à une information :

l’information que tu as sous les yeux, l’as-tu cherchée ? Si non, comment es-tu tombé.e dessus et pourquoi la lis-tu ? Et après, que vas-tu en faire de cette info ? Vas-tu approfondir le sujet, ou passera-tu à la prochaine actualité ? Et cela, le fais-tu par volonté ? Cherches-tu un sujet spécifique ou est-ce l’application, ou le journal (ou autre) qui te fait la proposition ?  


Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises réponses proprement dites, mais :

se poser ces questions est le premier pas vers la prise de conscience de ses propres méthodes d'apprentissage et de gestion de l'information.

Croiser les informations et varier les ressources et les formes médiatiques :

se rappeler qu’on aura plus de chance de mieux comprendre un sujet, si on l'analyse par différents angles.   


Valoriser les sources :

ici dans cet article, par exemple, je nomme très peu de sources, car ce texte est une expression crue de mon propre avis et de mes réflexions sur le sujet de l’infobésité à la suite de mon échange avec Anaïs de La Fondamentale. Mais elle, par exemple, comme tant d’autres personnes, propose une riche liste de sources dès qu'elle partage des informations issues de ses recherches. Cela vous permet d’approfondir davantage le sujet en question, et vous donne un aperçu de l'intégralité du travail et de l’objectivité, versus la subjectivité, de la personne qui vous offre l’information.  


Lieu de parole :

quand on accueille une information, elle vient de quelqu’un - et cette personne (ou média) existe dans son propre contexte. Savoir de quel contexte est un excellent outil de critère et d’interprétation de l’information.

Par exemple :

Moi, Sarah Poli, vous parle d’infobésité. Je vous donne des informations subjectives (mon opinion) basées sur des réflexions longues et des échanges organiques avec des personnes des métiers de la communication. Moi-même je suis du métier de la communication, mais j’étais aussi membre de l’association Les Internettes (pour la visibilité des femmes sur le web) ce qui fait de moi quelqu'un de particulièrement sensible aux inégalités sociales reproduites dans l'univers numérique... Je suis aussi étrangère, artiste engagée dans la diversité, etc, etc … De connaître le positionnement et le parcours des voix qui vous proposent une idée, est une véritable clé de compréhension et de tri d’information.   


Rencontrer des gens :

le monde est rempli de personnes intéressantes et, contrairement aux croyances, la plupart de ces personnes sont disponibles à l’échange.

Si un sujet t’échappe ou t’intéresse, il est aussi (voir plus) précieux d’aller vers un être-humain qui s’y connaît plus que toi ! C’était justement le cas pour moi, lors de la belle rencontre avec Anaïs Antonio de La Fondamentale :



 

Redonner du temps au temps :

la perception du temps peut changer en fonction de la personne, mais objectivement on est tout.e.s soumis à 24h par jour. Donc, quand tu dis « je n’ai pas le temps », ce n’est pas tout à fait vrai. Ce que nous avons, pour les plus privilégiés, c’est le choix et les priorités. Ainsi de bien se renseigner, de prendre le temps de s’informer c’est une question de choix et d'organisation. Et je vous invite à en profiter, car ce droit au choix n'existe pas toujours, ni partout. 


Cultiver sa curiosité et s’intéresser à la diversité :

éviter les tendances et découvrir d’autres choses que les actualités est important pour préparer le terrain quand ces choses là arrivent. Quand, par exemple, il y a un conflit mondial qui éclate, les personnes se sentent très vite obligées d’avoir une opinion et de prendre une position, sans avoir le temps de se renseigner proprement. 

Alors que quand on cultive la curiosité tout au long de sa vie, même quand on est totalement ignorant.e d’un sujet, on a avec soi l’humilité de l’apprenti.e, qui nous permet de nous mettre en position d’écoute et d’apprentissage conscients - ce qui nous aide à éviter de faire du mal aux gens et de créer des préjugés. 

VOICI DONC UN RÉSUMÉ DES VALEURS À NOURRIR CHEZ SOI POUR MIEUX INTÉGRER ET PARTICIPER À L'INFORMATION SAINE :


  1. Être conscient.e de sa position passive ou active

  2. Croiser les informations et varier les ressources et les formes médiatiques

  3. Valoriser les sources

  4. Penser le lieu d'où la parole et l'information arrivent

  5. Rencontrer des gens

  6. Redonner du temps au temps

  7. Cultiver sa curiosité et s’intéresser à la diversité


 

POUR CONTINUER VOTRE QUETE DE LIBERTÉ À TRAVERS L'AUTHENTICITÉ voici des sites et plateformes très enrichissants, où vous pouvez être actrices et acteurs de vos recherches !


la plateforme de curiosité libre, soignée par Anaïs qui a participé à l'existence de cet article.

un super site web d'audio-livres du domaine public. DENSA PODCAST

pour être soi-même dans une société qui essaye de nous formater.



Si vous avez d'autre ressources intéressantes (comme des sites, pratiques, adresses), ou d'autres méthodes pertinentes de gestion d'information, vous pouvez les partager ici en commentaire, pour qu'on puisse enrichir cet article ensemble !


Merci d'avoir choisi de prendre le temps de faire cette lecture,

Sarah Poli

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